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Saint-Vallier, 300 ans en 2013!

La municipalité de Saint-Vallier souligne en 2013 le 300e anniversaire de sa fondation. Pour l'occasion, le Musée de Bellechasse lui consacre la présente exposition virtuelle basée sur des photographie d'archives.

Saint-Valliercompte parmi les plus beaux villages du Québec. Il partage une première tranche de son histoire avec Saint-Michel, un voisin tout aussi attrayant. Avant leur existence autonome, c'est la seigneurie de la Durantaye, concédée à Olivier Morel de la Durantaye en 1672, qui constituait la structure du territoire. En 1693, une paroisse distincte fut érigée pour la seigneurie de la Durantaye, sous le nom de Saint-Laurent-de-la-Durantaye. Ce nom fut changé cinq ans plus tard, pour celui de Saint-Michel-de-la-Durantaye. Le premier curé, désigné en 1700, est l'abbé Joseph-Martin Turpin. Il s'installe dans une laiterie, petit bâtiment mis à sa disposition par Jacques Corriveau et l'aménage en chapelle-presbytère. En 1702, une première chapelle dédiée à sainte Anne est bâtie sur la terre du même Corriveau. On la situe aujourd'hui à l'est de l'école « La Ruche » de Saint-Vallier, entre le chemin et le fleuve. Le récollet Hilaire, qui succède à l'abbé Turpin, continuera toutefois d'habiter la maison de Corriveau.

En raison notamment des inconvénients liés à la traversée de la rivière Bellechasse (Boyer) pour les habitants du haut de la paroisse, l'évêque décide en 1714 de séparer ce territoire en deux paroisses qui auront des destins bien différents : en gros, Saint-Michel, à l'ouest de la rivière Boyer, et Saint-Philippe et Saint-Jacques, du nom de deux apôtres, à l'est. L'abbé Michel Poulin prend possession de la cure en novembre 1714. En 1719, le fils Morel, héritier de la partie est de la seigneurie, s'en départit en faveur de Mgr Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727), deuxième évêque de Québec de 1688 à 1727, qui l'achète pour les soeurs de l'Hôpital Général de Québec. En 1720, les soeurs en prennent possession et elle porte dorénavant le nom de seigneurie de Saint-Vallier. Le moulin du Petit Canton qu'elles ont fait construire et la rivière des Mères rappellent le passage de ces religieuses. Le patronyme de la municipalité, constituée en 1845, s'inspire du nom de la seigneurie donnée jadis aux religieuses par l'évêque de Québec.

Les paroissiens de Saint-Philippe et Saint-Jacques se donnent une première véritable église, en pierre, commencée en 1712 et qui sera terminée en 1716. Elle sera agrandie en 1744, suivant ainsi le développement de la paroisse. Elle était située sur le site de l'actuel cimetière. Le premier seigneur, Olivier Morel de La Durantaye, a été inhumé sous son banc dans cette première église. Un presbytère en pierre aurait été construit avant 1730. La population continue à croître et l'église a beaucoup vieilli. Elle sera démolie en 1906, à la suite de la construction, cinq ans plus tôt sur le site actuel, d'un temple plus imposant qui sera détruit par le feu en 1931.

L'héritage patrimonial d'origine religieuse des citoyens de Saint-Vallier se présente aujourd'hui comme suit. Une église relativement récente, édifiée en 1932 selon les plans de l'architecte J.-Aurèle Bigonesse par l'entrepreneur F.X. Lambert. La pierre de ses murs est celle de l'église incendiée. Le clocher est massif et la toiture est en tôle à la québécoise. Le plan au sol est de type rectangulaire, avec choeur en saillie et abside en hémicycle.

Le presbytère de 1850 est une des plus belles pièces du patrimoine local. Fait également partie du patrimoine religieux le cimetière, agrandi à la suite du changement d'emplacement de la vieille église en 1906.

 

La première église

Saint-Philippe et
Saint-Jacques en 1716

Les paroissiens de Saint-Philippe et Saint-Jacques se donnent une première véritable église, en pierre, commencée en 1712 et qui sera terminée en 1716. Elle sera agrandie en 1744, suivant ainsi le développement de la paroisse. Elle était située sur le site de l'actuel cimetière. (Photographie : BAnQ)


L'église actuelle

Construite en 1932

L'église de Saint-Vallier est relativement récente, ayant été construite en 1932, selon les plans de l'architecte J.-Aurèle Bigonesse, par l'entrepreneur F.X. Lambert. La pierre de ses murs est celle de l'église incendiée en 1931. Le clocher est massif et la toiture est en tôle à la québécoise. Le plan au sol est de type rectangulaire, avec choeur en saillie et abside en hémicycle. (Photographie : BAnQ)


Le presbytère

Un bijou de 1850!

Le presbytère de Saint-Vallier, construit en 1850, constitue une des plus belles pièces du patrimoine local. Avec sont toit à deux versants retroussés, percé de huit lucarnes en façade et doté de deux cheminées à l'arête, il s'avère un beau spécimen évolué de la maison à la canadienne. Il a été déménagé à son emplacement actuel en 1904 et appartient toujours à la fabrique. (Photographie : BAnQ)


Moulin du
Petit Canton

Le moulin seigneurial

Saint-Vallier a la chance d'abriter le plus ancien moulin seigneurial de la vallée du Saint-Laurent. Il est situé au centre du territoire municipal, dans une zone appelée Petit Canton. Construit en 1747, ce moulin devait prendre la relève d'un moulin à vent plus ancien érigé sur le coteau, au sud du coeur du village. (Photo : SHB)


La gare ferroviaire

Saint-Vallier Station

Construite au milieu du 19e siècle, la gare de Saint-Vallier station a créé un deuxième pôle d'attraction, en concurrence directe avec l'église du village, située à 3,7 km vers le fleuve. La coopérative et l'hôtel de ville se sont installés dans le bourg qui s'est constitué autour de la gare. Tous les trains faisaient un arrêt à St-Vallier après 1943 pour s'y ravitailler en eau et charbon. (Photographie : TacQ)


Magasin général

Rue Principale

Un poste d'essence « Imperial » et un magasin général, deux atouts essentiels pour assurer le bien-être des citoyens. Le village compte encore quelques commerces d'alimentation, dont le comptoir de la coopérative La Mauve. (Photographie : BAnQ)


Le pont Galipeau

Route 132

Le patrimoine de Saint-Vallier comptait quelques structures intéressantes, tel le pont Galipeau qui permettait de franchir la rivière Boyer, dans l'axe de la route 132. Ce pont en acier à tablier inférieur a été remplacé en 1951 par un pont à poutres en acier avec culées pleines en béton, mesurant 78,8 m de longueur par 13 m de largeur. (Photo BAnQ)


Le quai de
Saint-Vallier

Vers 1922

Comme dans tous les villages côtiers, le quai a joué un rôle important pour assurer la mobilité, l'approvisionnement et la vie économique des Vallierois. Le chemin de fer et de meilleures routes ont fait une vive concurrence au transport maritime. Inutilisé et laissé à l'abandon, le quai de Saint-Vallier est maintenant disparu. Les citoyens ont néanmoins conservé quelques accès au fleuve, dont la magnifique halte routière située à l'entrée ouest de la municipalité. (Photographie : BAnQ)


La pointe de
Saint-Vallier

Site de villégiature

Le site de la Pointe-de-Saint-Vallier est un domaine rural qui comprend une résidence construite à la fin du XVIIIe siècle, la maison Amos, ses dépendances et un vaste terrain. Le manoir en bois est composé d'un corps de logis de plan rectangulaire d'un étage et demi surmonté d'un toit à croupes à larmiers retroussés. (Photographie : SHB)


Pont Armagh

La Corrivaux

La cage suspendue

Marie-Josephte Corriveau était la fille de Joseph Corriveau et de Françoise Bolduc, de Saint-Vallier de Bellechasse. À seize ans, Marie-Josephte épousa Charles Bouchard qui mourrut de façon étrange. Son deuxième mari, Louis Dodier connut le même sort.

Marie-Josephte s'avoua coupable d'avoir tué son mari de plusieurs coups de hache. Elle fut pendue pour ce crime et son corps suspendu dans une cage de fer accrochée à un poteau, à un carrefour de Lévis.